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COURSE DE COTE BAGNOL SABRAN (4-5-6 AVRIL 2003)
Les news 2003
Reportage par Marc-André SCHYRR

Seuls cinq pilotes, et non des moindres, appartenant au HRCP (HISTORIQUE RACING CLUB de PROVENCE) sur 24 concurrents étaient au départ de la 33ème édition de cette course de côte située à quelques kilomètres de Bagnol sur Cèze (Gard). Le rallye de Charbonnière prévu pour la semaine suivante en était sans doute la cause! Quelques uns ayant craint des problèmes mécaniques sans possibilité de réparer en si peu de temps.

Pourtant Alain Del Corso, notre ami, qui cumule cette année les nouveaux mandats de commissaire sportif stagiaire et de président de l'A.S.A. Marseille avait essayé de ratisser large pour une représentation digne de ce nom gage du maintient de l'épreuve au championnat de France V.H.C. qui semble aujourd'hui assuré

Et c'est tant mieux, car il s'agit d'une belle épreuve bien organisée Le choix de l'emplacement du parc de regroupement, dans une carrière, par trois jours de mistral violent, a laissé, outre quelques coups de soleil, des traces sur et dans les voitures! Les participants pensaient se trouver en plein Paris Dakar un jour de tempête de sable.

Par ailleurs, il est dommage que les organisateurs n'aient pas cherché à regrouper tous les VH ensemble, dans le parc, ne-serait-ce que pour la convivialité, d'autant plus importante en course de côte que l'on roule peu et que l'on boit beaucoup (en rallye, ce n'est pas forcément toujours l'inverse!). On éviterait ainsi des allées et surtout des re-venues bien inutiles

la journée commença mal pour certains :
Après avoir remarqué, dans son garage, à 6h du matin, que la batterie de sa nouvelle Dangel rouge était à plat, Gérard Laugier régla de suite ce problème et pris la route! Il recherche toujours une des deux portières qu'il perdit sur l'autoroute entre Marseille et Avignon. Peut-être faut-il rapprocher cet événement du fait divers paru dans la presse le lendemain où un automobiliste cherchait le propriétaire d'une voiture rouge en plastique dont un élément de carrosserie avait traversé sa voiture de part en part. Il ne s'agit sans doute que d'une coïncidence!

Pour lui malheureusement ce n'était pas terminé il avait passé commande de pneus Dunlop qui devaient être livrés et montés sur place. Las ! Les flans concaves de ces derniers les rendaient impossible à monter et deux chambres à air firent les frais des multiples opérations de montage et de démontage.

Son habituel flegme en prit un coup et il fallu toute la persuasion d'Alain Del Corso et de ses amis présents pour le re-motiver, lui trouver une chambre sur les deux qui lui manquait (au fond de l'atelier d'un garagiste local), et surtout la gentillesse et la compétence du monteur de pneu délégué par l'usine Dunlop, pour que la voiture soit prête pour prendre le départ avec un pneu avec chambre monté façon tubless. Comme quoi quand on veut!

Bernard Marigot fût encore plus malheureux. Pour la deuxième année consécutive, il tomba en panne avant la première montée d'essai. Sa Ford Cortina Lotus fût victime d'un problème mécanique lors de la descente en convoi du parc au point de départ.

La superbe Lola T 298 de Pierrot Damaz et ses 320 CV BMW était là, superbe dans sa livrée Carburol d'antan. Elle n'avait pas pris une ride.
On ne peut pas en dire autant de tout le monde.

Après un bon lifting et une chirurgie esthétique parfaitement réussie, mon Austin Cooper 1300 S était resplendissante et prête à reprendre la route pour ne plus la quitter (je ne veux pas entendre certains ricaner bêtement).

Au fil des montées, sur les deux kilomètres neuf cent de route rapide et étroite ou les erreurs se payaient cash - dont une grande courbe à prendre à fond pour les gros cĹ“ur - les temps de chacun s'améliorèrent et Pierrot se cracha dans les mains pour nous prouver qu'il ne craignait «dégain (ni son chien)» et qu'il ne fallait surtout pas le provoquer.

Il nous fit le scratch en 1.38'655'' laissant la Lotus 59 F de J.P Demarchi à 2'442 et la superbe Martini MK 14 d'Eric Bady à 3'176.
On retrouva derrière :
Gérard Laugier à la 7ème place en 2.02'642''
Jean Assaiante à la 12ème place en 2.07'840'' sur Opel Manta
Marc-André Schyrr à la 13ème place en 2.08'948''

L'esprit VH était magnifiquement présent avec une voiture inhabituelle : une Renault Vivasport et son pilote qui fêtait ainsi ses cinquante années de compétition automobile. Meilleure montée en 3.18'250''. Bravo monsieur Jean Graveleau ! 

[1] pour les non-méridionaux : ne craindre personne.

Annexe :
Classement provisoire du Championnat de France VH (montagne)
Didier Barone sur Ford Mustang prend la tête suivi par Henry Beguelin, un Suisse qui court (vite), sur une très très belle et performante Guilia TI 1600 Berline (ex-guardia financière - ceci explique peut être cela -).
À la troisième place une nouvelle venue sur une BMW 2800 CS Patricia Soulignac.
Quatrième : Jean Assaiante.
Cinquième : Marc-André Schyrr.

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