Seuls cinq pilotes, et non des moindres, appartenant au HRCP (HISTORIQUE
RACING CLUB de PROVENCE) sur 24 concurrents étaient au départ
de la 33ème édition de cette course de côte
située à quelques kilomètres de Bagnol sur Cèze
(Gard). Le rallye de Charbonnière prévu pour la semaine
suivante en était sans doute la cause! Quelques uns ayant
craint des problèmes mécaniques sans possibilité
de réparer en si peu de temps.
Pourtant Alain Del Corso, notre ami, qui cumule cette année les
nouveaux mandats de commissaire sportif stagiaire et de président
de l'A.S.A. Marseille avait essayé de ratisser large pour
une représentation digne de ce nom gage du maintient de
l'épreuve au championnat de France V.H.C. qui semble
aujourd'hui assuré
Et c'est tant mieux, car il s'agit d'une belle épreuve bien
organisée Le choix de l'emplacement du parc de regroupement,
dans une carrière, par trois jours de mistral violent, a
laissé, outre quelques coups de soleil, des traces sur et dans
les voitures! Les participants pensaient se trouver en plein Paris
Dakar un jour de tempête de sable.
Par ailleurs, il est dommage que les organisateurs n'aient pas cherché
à regrouper tous les VH ensemble, dans le parc, ne-serait-ce
que pour la convivialité, d'autant plus importante en course
de côte que l'on roule peu et que l'on boit beaucoup (en
rallye, ce n'est pas forcément toujours l'inverse!). On
éviterait ainsi des allées et surtout des re-venues
bien inutiles
la journée commença mal pour certains :
Après avoir remarqué, dans son garage, à 6h du matin, que la
batterie de sa nouvelle Dangel rouge était à plat,
Gérard Laugier régla de suite ce problème et
pris la route! Il recherche toujours une des deux portières
qu'il perdit sur l'autoroute entre Marseille et Avignon.
Peut-être faut-il rapprocher cet événement du
fait divers paru dans la presse le lendemain où un
automobiliste cherchait le propriétaire d'une voiture rouge
en plastique dont un élément de carrosserie avait
traversé sa voiture de part en part. Il ne s'agit sans doute
que d'une coïncidence!
Pour lui malheureusement ce n'était pas terminé
il avait passé commande de pneus Dunlop qui devaient être
livrés et montés sur place. Las ! Les flans concaves de
ces derniers les rendaient impossible à monter et deux
chambres à air firent les frais des multiples opérations
de montage et de démontage.
Son habituel flegme en prit un coup et il fallu toute la persuasion
d'Alain Del Corso et de ses amis présents pour le
re-motiver, lui trouver une chambre sur les deux qui lui manquait (au
fond de l'atelier d'un garagiste local), et surtout la
gentillesse et la compétence du monteur de pneu délégué
par l'usine Dunlop, pour que la voiture soit prête pour
prendre le départ avec un pneu avec chambre monté façon
tubless. Comme quoi quand on veut!
Bernard Marigot fût encore plus malheureux. Pour la deuxième
année consécutive, il tomba en panne avant la première
montée d'essai. Sa Ford Cortina Lotus fût victime d'un
problème mécanique lors de la descente en convoi du
parc au point de départ.
La superbe Lola T 298 de Pierrot Damaz et ses 320 CV BMW était
là, superbe dans sa livrée Carburol d'antan. Elle
n'avait pas pris une ride.
On ne peut pas en dire autant de tout le monde.
Après un bon lifting et une chirurgie esthétique parfaitement
réussie, mon Austin Cooper 1300 S était resplendissante
et prête à reprendre la route pour ne plus la quitter
(je ne veux pas entendre certains ricaner bêtement).
Au fil des montées, sur les deux kilomètres neuf cent de
route rapide et étroite ou les erreurs se payaient cash - dont
une grande courbe à prendre à fond pour les gros cĹ“ur
- les temps de chacun s'améliorèrent et Pierrot se
cracha dans les mains pour nous prouver qu'il ne craignait «dégain
(ni son chien)»
et qu'il ne fallait surtout pas le provoquer.
Il nous fit le scratch en 1.38'655'' laissant la Lotus 59 F de J.P
Demarchi à 2'442 et la superbe Martini MK 14 d'Eric Bady à
3'176.
On retrouva derrière :
Gérard Laugier à la 7ème place en 2.02'642''
Jean Assaiante à la 12ème place en 2.07'840'' sur Opel Manta
Marc-André Schyrr à la 13ème place en 2.08'948''
L'esprit VH était magnifiquement présent avec une voiture
inhabituelle : une Renault Vivasport et son pilote qui fêtait
ainsi ses cinquante années de compétition automobile.
Meilleure montée en 3.18'250''. Bravo monsieur Jean
Graveleau !
[1]
pour les non-méridionaux : ne craindre personne.
Annexe :
Classement provisoire du Championnat de France VH (montagne)
Didier Barone sur Ford Mustang prend la tête suivi par Henry Beguelin,
un Suisse qui court (vite), sur une très très belle et
performante Guilia TI 1600 Berline (ex-guardia financière -
ceci explique peut être cela -).
À la troisième place une nouvelle venue sur une BMW 2800 CS
Patricia Soulignac.
Quatrième : Jean Assaiante.
Cinquième : Marc-André Schyrr.
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