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Rallye du haut pays Niçois 2003
15-16 Novembre 2003
Les news 2003

par Marc-André SCHYRR

Arrivé le vendredi pour reconnaître le parcours force fût de constater que les spéciales étaient belles, très roulantes et rapides pour certaines * Peira cava / col de Turini - sinueuses et bosselées pour d'autres - col de l'Orme / col de Braus * mais toutes piègeuses en raison du verglas qui subsistait encore à 11h du matin ce jour là et des feuilles mortes boueuses rencontrées au détour des courbes à l'ombre en sous bois.Outre les deux premières nommées il y avait au programme Lucéram / col St Roch - La Bollène Vésubie / col de Turini et Loda / col St Roch, soit 5 spéciales à parcourir deux fois . Leur regroupement facilita les reconnaissances.

Le soir, une fois n'est pas coutume, rompant une pseudo tradition et une règle non établie nous prîmes, avec certains concurrents VHS, méridionaux, pour la plupart (ils n'ont pas tous les défauts), un très agréable repas sur le port.

Esprit V.H. ou es-tu ?

Après de rapides formalités administratives, plus longues que les techniques (?) le départ fut donné à 11h30 sur le port de Nice contrairement aux années précédentes qui voyaient les autos rassemblées sur la promenade des Anglais.

La Porsche de Martin avait passé les vérifications sans problème malgré la présence toujours très visible du répartiteur de freinage, le frein à main hydraulique (tout cela aide dans les épingles et elles ne manquaient pas) et de la non moins évidente boite de vitesse non conforme. Le moteur quant à lui serait un (très) bon 2,4 litres de 230 cv (dont on pense connaître la provenance) remplaçant le 2,2 d'origine.Pourtant, à la Sainte Baume où l'on avait déjà vu la belle, «certain» lui avait fait remarquer que les temps réalisés ne prouvaient rien en l'état de cette préparation sans pour autant mettre en doute ses vraisemblables bonnes dispositions de pilote.«Certain» aurait souhaité le rencontrer à Nice ou ailleurs à la régulière dans le strict respect de la réglementation à laquelle beaucoup d'autres heureusement ne veulent pas déroger.

Ce n'est qu'à ce prix que les confrontations amicales et ludiques (le sage sait que tout cela n'est qu'un jeu) auxquelles nous aimons participer pourront continuer de perdurer avec l'Esprit V.H qu'il est indispensable de préserver ce qui fait sa force et son attrait.

Les tricheurs avérés (quelques-uns uns comprendront le sens de cette indispensable et utile précision cf. la sainte Baume) n'ont rien à faire ni à gagner dans ce groupe.

Il est regrettable de vérifier, une fois encore, l'étrange et incompréhensible passivité des contrôleurs (incompétence ou désintérêt ?).Ils sont de fait responsables de l'altercation entre Guillaume et Martin, sur le parc de regroupement après la première boucle, le premier venant d apprendre les raisons de l'écart qui les séparait un peu plus à chaque spéciale par un ami bien intentionné hormis le fait que les deux ne jouaient pas dans la même cour.

Il manquait déjà à l'appel Schyrr et Tardy sur Austin cooper qui étaient arrivés au bout de la première spéciale dans un nuage blanc révélateur d'un joint de culasse au bord de l'agonie. Tous leurs espoirs s'envolaient en délicates volutes évanescentes de fumée dans le ciel azuréen à peine troublé par un léger souffle de vent (pourquoi pas un peu de poésie de temps en temps ?)

La course reprit ses droits.

Canavese et Camoin sur Fiat 124 csa rentraient prématurément à Marseille (moteur H.?)

Au départ de la deuxième boucle Guigues et Dumas pointèrent avec 3 minutes de retard et prirent 30 secondes de pénalités pour avoir voulu changer les pneus à l'agonie de la Morris Cooper par 2 neufs empruntés à Schyrr, qui n'en avait plus besoin, (Jean-Charles, si tu lis l'article je te rappelle que tu dois me les rendre. Merci).

Notre ami Laugier sur Austin Cooper copiloté par Brigitte Salama, qui étrennait là son «x» ième pilote de l'année (elle doit nous faire parvenir son classement après le Var), nous fit un temps de folie dans la troisième spéciale devançant Guillaume de plusieurs secondes. Pourtant retrouvant ses vieux démons, il avait recommencé ses oeuvres de destruction.Après s'être attaqué aux cardans, aux arbres de roues, aux vilebrequins, aux pistons j'en passe et des meilleurs il avait jeté son dévolu cette fois sur la carrosserie. Rien ne lui résiste.

On ne pouvait pas en avoir de doute en vérifiant la belle entame de fente au pied du pare-brise après quelques kilomètres.Brigitte confirmait que la voiture ne roulait pas dans les virages mais qu'elle avançait par bonds sur la route défoncée de trous en bosses et de bosses en trous. ?? Sacré Gérard !!! avec en plus une première qui ne tenait plus que par la bonne grâce (main experte) de Brigitte qui maintenait fermement le manche à chaque occasion, et dieu sait qu'elles ne manquaient pas, ce dont son pilote - étrangement (?) - ne se plaignait pas.

Comme quoi l'expérience, le doigté et la maîtrise d'une bonne copilote ....

Tout ce petit monde rentrait dans la soirée sur Nice pour une ventrée d'huîtres et de crustacés à l'initiative de Serge Dumas qui en rêvait depuis 4 ans au moins!!! Dis-nous si tu as d'autres envies non satisfaites (à part d'être 1er au scratch en mini, moi derrière, les porsches et autres Alpines ensuite et quelques autres désirs inavouables) on s'arrangera pour qu'ils se réalisent plus vite. (P.S n'oublies pas de me rendre mes notes. Merci.)

Le dimanche ne permit à Laugier que d'arriver au départ de la première spéciale ou il dut se faire à la raison que son embrayage, quant à lui, avait décidé d'en rester là préférant éviter la torture qu'il lui avait infligée la veille bien aidé en cela par Brigitte.

Et la morale dans tout cela ?

Et bien elle fut sauve et c'est tant mieux. L'arrivée au parc de regroupement se passa un peu dans le désordre pour les deux porschistes du jour Martin et Vouillon qui prirent le dernier contrôle de passage au restaurant la Pitchounette à Roquebillière pour l'un en marche arrière et pour l'autre à l'envers tout cela sous les yeux d'un juge de fait qui décida après consultation des commissaires de déclasser les deux concurrents. (les rumeurs de tricherie avaient dû arriver à leurs oreilles et ils trouvaient là, sans doute, la bonne occasion de se rattraper et de régler le problème.) Précisons ici qu'aucune réclamation ne fût déposée officiellement et que la prise à partie teigneuse et menaçante de Jean-charles par Vouillon n'avait aucune justification administrativement et sportivement parlant. Tout cela est pour le moins déplorable et à oublier bien vite.

Du coup les équipages Guillaume - Clugnac prirent la première place devant Ussello - Pastorino sur une très affûtée Sunbeam Tiger MK1 et Guigues - Dumas, qui n'en demandaient pas tant, montèrent, pour la première fois et sans doute la dernière, (avec une mini il ne faut pas trop y penser) sur le podium pour la troisième place. Bravo. Romano -Squarciafichi sur Porsche terminèrent 4ème et Brillant - Diana sur Lancia 5ème. De quoi faire encore plus regretter à Max Soleil de n'avoir pas pu prendre le départ à cause d'un problème de boite à vitesse qui avait immobilisé l'Alfa à Marseille.

Marc-André Schyrr

Le 22.10.03

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