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La Carrera Panamericana 2004 du 21 au 28 octobre
Présentation LA COURSE par Jean-Marc Dhilly le 14/11/2004

Une course aussi mythique qu'insolite.

I - Jean Marc Dhilly

Jean Marc : un Alfiste passionné et convivial, amoureux d'Alfa Roméo (il en a 7).

Absent cette année du Tour Auto et du Tour d'Espagne afin de participer à son rêve la Carrera Panamericana.

Selon ses habitudes Jean Marc n'aura pas d'assistance, Jean Marc aura un copilote mexicain qu'il connaîtra sur place et toujours selon ses habitudes, Jean Marc se débrouillera !!

De ses 3 dernières courses, il termina 3e au rallye VHC du Béthunois, 1er à Aire sur la Lys et 2e des routes du Nord VHC. Il participera au rallye VHC du Touquet le 8-9-10 octobre avant de s'envoler vers le Mexique pour y disputer cette course mythique.

A son actif :
6 rallyes de Monte Carlo historique dont 1 victoire dans sa catégorie.
4 Tour Auto en compétition
3 Tour d'Espagne en compétition.
Présent et souvent classé dans les rallyes VHC aussi bien ceux du Nord qu'au Lyon Charbonnières. Il reviendra du Mexique pour participer à son 3e rallye du Var sur, devinez, toujours une Alfa Giulia.

II - Historique

Tout commence en 1950 avec l'achèvement de la section mexicaine de la route panaméricaine, vaste route qui devait relier toute l'Amérique de la Patagonie à l'Alaska.

Afin de célébrer dignement cet événement, naît l'idée d'une course de 3400 km à travers le Mexique.

Cette course mexicaine rassemble les fous du volant. de très graves accidents, ainsi qu'un coût d'organisation élevé, ont incité les autorités mexicaines à mettre un terme à l'aventure 4 ans après.

Ce n'est qu'en 1988 qu'un passionné, Eduardo Léon allait donner un nouveau départ à cette épreuve, en la faisant renaître sous sa forme de rallye Historique actuelle.

La Carrera met en présence une caravane de voitures anciennes plus ou moins authentiques, cravachées par une horde de pilotes motivés par de primaires instincts : la recherche bestiale de la vitesse pure !

Depuis cette date, ces mêmes véhicules d'époque font revivre cette course de « Ouf » qu'aucun radar Sarkosien ne ralentit !

III - L'épreuve

L'épreuve est magnifique, dangereuse et épuisante avec 3000 km à parcourir en 7 jours entre Tuxtla au sud est du Mexique et Nuevo Laredo au Nord Ouest. Des paysages grandioses, des joyaux de l'architecture, mais à quelle vitesse.

Promenade, régularité non vitesse chaque itinéraire quotidien nous offre de grandes distances chronométrées où le Français Pierre de Thoisy vainqueur à plusieurs reprises a été contrôlé à 327 km/h.

Cela ressemble au canon ball et de plus le port d'arme est recommandé ! C'est un évènement international majeur.
Dangereuse : un vautour heurte violemment le pare brise et blesse à la tête le copilote d'une Mercedes à plus de 200 km/h, piétons écrasés, sorties de routes fréquentes.

La moitié des concurrents seulement à l'arrivée. Des distances quotidiennes de 1000 km ponctuées d'épreuves chronométrées de vitesse sur route fermée, un vrai rallye. Une des épreuves de vitesse comporte 350 virages sur 60 km mais les autres sont surtout de grandes courbes et de longues lignes droites avec des moyennes horaires de 250 km/h. Que vais je faire avec mon 4 cylindres aussi bruyant que brillant !.
Cette course peut être suivi sur www.lacarrerapanamericana.com.mx

IV - La voiture

La voiture : une Alfa Roméo Giulia Super de 1965 allégée mais équipée d'arceau de sécurité, de baquets, d'harnais, de radiateur d'huile et de ventilateur, il fait chaud là-bas.

Un moteur le plus beau 4 cylindres jamais conçu à l'époque, double arbre à came, 2 carburateurs double corps Weber, les chevaux de feu sont bien là, prêts à être cravachés.
Jean-Marc ne choisit pas une Alfa Roméo par hasard, mais par soif de brio et de sensations et à ce rayon la Giulia en offre un stock inépuisable.

C'est çà, la Giulia :
La femme et la maîtresse sous le même pavillon
La sagesse et le démon
La raison et la passion

Esté coche représentà una çinteçis idéal entre élégancia, potencia, deportinidad y armonia. Estamos subyugado por la fluidès y émocionado por la sènçualidad de sus linéas

Il existe 2 catégories.
-Catégorie PANAM jusqu'à 1954 ou similaires
    -Tourismo de procucion V8
    -Sport Menor 4 et 6 cyl
    -Tourismo Major V8
    -Sport Major 8 cyl
- Catégorie historique FIA jusqu'à 1964 ou similaires
    -historic A 4 cyl
    -historic B 6 cyl
    -historic C 8 cyl

Pour ma part je suis en catégorie A 4 cylindres
A ce jour, il y a 60 inscrits, principaux adversaires de ma catégorie sont américains sur BMW 1800ti, mexicains et australiens sur Volvo PV544 et allemands sur Porche 356B
C'est bien d'avoir tout lu
Je pars demain et vous tiendrai informé de la suite

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Voici la suite

La course

L'Alfa Roméo (photos 1-2) et son équipage ont terminé cette course folle.
Plus de 70 voitures au départ, moins de 40 à l'arrivée après 3300 kms de course de fou furieux. Les liaisons s'effectuaient au rythme des spéciales , la différence ?: Au moins dans les épreuves de vitesse nous étions sur de ne voir personne arriver en face à part les animaux hors maîtrise de la police fédérale mexicaine.

50% de montagnes + 50% de lignes droites = 100% de difficultés

Dimanche 17 octobre : Débarquement

Arrivée 38° de température extérieure !
Le copilote mexicain était bien là (photo 3) Plus d'une heure pour trouver l'endroit où nos voitures, Alfa et Porsche embarquées dans un même container pour réduire le coût, sont gardées. Les voitures sont en plein bidonville dans une casse auto (photo 4) tenu par le frère du grutier du port travaillant pour une compagnie de gardiennage mais quand nous sommes arrives a l adresse nous avons eu peur!!! Si elles sont ici sur elles sont bien gardées mais j'émets quelques doutes sur la manière de les récupérer. Rendez vous est fixé au lundi matin 9h

Lundi 18octobre : Les voitures

Malgré le rendez vous pris la veille à 9h, le portail est clos et les chiens errants dans l'enclos de nos voitures rendent impossible toute tentative de récupération des voitures sans les propriétaires 3 gros hommes aux mines patibulaires !! Le transitaire n'aurait réglé que la moitié des frais de garde ! A 12h 30 le contact moteur est enfin mis. Les voitures ont été un peu chahutées au débarquement et nous réparons, la Porsche a carrément pris feu dans un garage fuite à  la partie mâle de la durite d'huile au dessus de l échappement mon copilote mexicain Eduardo Pedregal est devenu blanc avec l'extincteur ils pourront repartir mais la soudure sur aluminium n'est pas évidente ici. La Facel Vega des autres Français est en cours de dédouanage on leur avait dit une heure. Il leur faudra deux jours ! L'après midi se passera à  l'achat de l'additif octane booster, en effet leur taux d'octane est de 87 il nous faut trouver le dosage pour obtenir du 98

Mardi 19 octobre : Veracruz Tuxtla

Nous rejoignons le point de départ. Découverte du trafic routier mexicain. L'autoroute est payante, De gros panneaux "Retorno" tous les 10 kms vous permettent de reprendre la voie inverse en traversant le terre plein central  ! Gros danger ! Surtout pour les camions double semi-remorque de 52 m de long ! La nuit tombait, un obstacle blanc surgit au loin une vache ! Elle venait de se faire culbuter nous comprenons la présence du tracteur agricole sans éclairage doublé avant!! Attention un câble au milieu de la route!! Je ne peux l'éviter style petite bordure de trottoir à  140 km heure. Mon copilote mexicain me dit "c'est un serpent" je freine brusquement je ne le crois pas ; marche arrière (oh ! si on peut il y a même des piétons sur l'autoroute) effectivement à  la lumière des phares nous n'avons jamais retrouvé mon morceau de câble!!! Sans compter, les fameux "hoyos" nids de poule, le véhicule précédent informe l'autre avec ses warnings d'accord mais de temps à  autre je n'ai personne devant moi !!!!

Mercredi 20 octobre : Les Contrôles

Aujourd'hui contrôles administratifs et médicaux (photo 5) prise de la licence mexicaine car évidemment la licence internationale n est pas valable au Mexique!!!! Vérifications techniques: comme en France avec en plus les filets aux portes style Nascar (photo 6), 2 minerves accrochées a l'arceau. Nous avons une fuite au pont arrière, le dessous de la carrosserie est dégoulinante d huile, j'en déduis que en roulant l'huile est projetée vers le haut, serait-ce le joint cylindrique ou un trop plein ? Non apparemment je démonte le bouchon arrière, il y en a toujours à  surveiller le différentiel.

Grand paddock avec de multiples tentes, des hôtesses de rêve des stands dont notamment un stand médical promotionnel avec visite médicale où l'on vous offre à  la sortie une boite de Viagra!!!!! (photo 7) Inutile de vous dire que nous avons effectués la visite!!! L ambiance du paddock génère des poils de bras hérissés par le vrombissement des V8 américains sans échappement pour la plupart de véritables monstres : Nascar revêtu de carrosserie de carbone) les Studbeckers prédominent, leurs assistances sont impressionnantes. Que fais je parmi eux ??? Dans ma catégorie les Volvo P sont de véritables monstres, les BMW 2000 ne doivent leur appellation que par leur carrosserie!!

Seuls deux belges sur une TR3 me rassurent mais c'est également leur première édition et au vue des CD des années précédentes diffusés sur le paddock, ils ont comme moi quelques appréhensions. Les leaders des championnats de France et Belge devraient venir exploiter leur talent ici!!

Jeudi 21 octobre : épreuve de pré qualification de 34,5 kms

Rencontre avec Gustavo Serrano Anza 76 ans ayant couru avec Jean Behra (feuille et photos 27-28 ci-jointes) dans les années 50 Derniers préparatifs, briefing, remise du road book de l'épaisseur d'un gros bottin de téléphone, puis épreuve de qualification sur route fermée de 34.5 km. Je pars donc 35e sur 70, les notes, la confiance et la compréhension avec mon copilote mexicain ne requièrent pas la perfection. Pire pour Pierre de Toisy sur sa Mercedes 300 SL, il perce un piston.

Vendredi 22 octobre : Tuxtla Oaxaca = 550 km

Ma Giulia est à  l'aise dans les virages des spéciales mais les lignes droites sont pied au plancher, je manque de puissance. Les épreuves de liaison sont sécurisées par la police fédérale et c'est un bonheur d'être escorté avec des intersections temporairement barrées pour notre passage. De ce fait, le 140 km/h en agglomération me fait frémir !(photo 8) Surprise du soir : 1er de l'étape du jour dans ma catégorie 4 cylindres à  30 secondes devant une BMW.

Samedi 23 octobre : Oaxaca Puebla = 500 km

Vu le résultat de la veille, je pars en 19e position entre 2 voitures américaines énormes (photo 9). Le départ des spéciales est espacé de 30 secondes seulement, les rétroviseurs sont passés à  l'Ajax vitres ! Je résiste à  la BMW et lui colle même 1 minute de plus sur les 4 épreuves spéciales. Le revêtement est très abrasifs et mes pneus gomme tendre n'ont pas survécu, direction le centre commercial le plus proche et vite 

Dimanche 24 octobre : Puebla-Morelia 500kms

Je pars en 18e position, le jour pas de chance pour les Français. Altitude, nous sommes à  plus de 3500 m, la voiture n'avance plus, j'avais changé le gicleur essence pour un plus petit ? manque d'air, la pompe à  essence est brà»lante ! Je ne comprends toujours pas. La voiture me lâche en pleine spéciale, je suis à  l'arrêt, je démonte carbu, pompe, arrivée du réservoir, nous repartons mais trop tard pour les autres épreuves de vitesse.

C'est alors qu'à  l'arrêt à  un stop une voiture me percute à  l'arrière, ici ils ne sont pas assurés, le mexicain était ivre, la police est intervenue, le type s'est battu avec eux, ils lui ont passé les menottes et monté a l'arrière de leur voiture. Seulement nous étions en pleine traversée de bidonvilles et tout le monde est sorti, l'autre patrouille arrivant a sorti les armes cela a failli dégénérer, nous sommes partis derrière la première voiture au poste ; donc solution le type paie la réparation ou les voitures en cause sont séquestrées pour expertise devant les tribunaux, le type est incarcéré pour deux jours et les dégâts sont pour moi, quelle journée !!!

La Facel Vega est sortie de la route dans un ravin au bord du précipice retenue par un arbre (photo envoyée par eux) Beaucoup de voitures accidentées au milieu des spéciales, quelle course ! Voiture en feu, sorties de route, rien ni personne n'arrête l'épreuve de vitesse, une Studebeker explosée contre un rocher gît à  la sortie d'une courbe, je l'évite en roulant sur les pierres arrachées. La BMW à  mes trousses ne l'est plus (photo 10) Combien serons nous à  l'arrivée nous en sommes seulement au tiers du road book

Lundi 25 octobre : Morelia-Aguascalientes 600kms

Redescendu en 35e position, après avoir absorbé des temps forfaitaires de la veille, je me retrouve derrière la Porsche des Français Machoir Ste Beuve, l'état de leur mécanique me laisse la route libre. Ce qui me permet pour la 3e fois de gagner l'étape catégorie 4 cylindres. Heureusement ce ne sont pas des coupes mais des plaques en ardoise gravées

Mardi 26 octobre : Aguascalientes-Zacatecas 300kms

Je pars juste devant Pierre de Thoisy revenu avec un moteur n'excédent pas les 4000 tours.(photos11-12) D abord ce matin les épreuves étaient en montagne style les Cévennes, je me suis régalé, trois épreuves consécutives : 17kms/32kms/20kms. L organisateur du Touquet, Philippe Flament est battu pour 52kms. Dans la 2e épreuve au départ "Précaution!un arbre tapé par un concurrent est tombé sur la route" Où ? On ne sait pas 54321 je pars. Ouf en effet je vois au loin un sapin couché et je prends comme mon ou mes prédécesseurs la pointe du sapin a fond ouf !c'est passé !! Cet après midi 2 autres épreuves plus un circuit je me suis défoncé et je repars demain en 19e position départ et général 2eme de ma catégorie ce rallye est fabuleux et grandiose. La Porche est sur un plateau et la Facel a cassé son arbre de transmission

Mercredi 27 octobre : Zacatecas- Zacatecas 80kms

Première épreuve de vitesse sur un circuit 6 tours chronométrés à  effectuer, incompréhension avec mon copilote qui m'indique la sortie en pleine chicane alors qu'il restait un tour à  effectuer et les photos vous montrent le résultat, erreur de sa part erreur de la mienne avec le mauvais réflexe de freiner !!! (photos 13-14-15) Heureusement nous sommes pris en charge par un garagiste local antique, sa famille et ses chiens deux caniches à  la couleur blanche d'origine !! (photos 16-17) Deux vérins et la pression de la carrosserie sur les deux roues arrières se relâche Les jantes sont fortement voilées et nous partons à  la recherche d'écartement similaire Là  c'est la rencontre avec un Mexicain prisonnier par les allemands en France au débarquement, quelques notions de français subsistent 82 ans il veut me vendre sa Chevrolet 41 trônant au milieu de son jardin . 1941 oui je l'ai acheté dès que je suis rentré de chez vous !! (photos 18-19-20) Cent mille pesos et il insiste, un peu moins de 10 000 F mais le prix du bateau ruine la valeur vénale !! Enfin on trouve une jante de Chevrolet ayant les mêmes dimensions et nous repartirons donc le lendemain !!

Jeudi 28 octobre : Zacatecas-Nuevo Laredo 700kms

Problème moteur, les relations de mon copilote nous sauveront une fois de plus Dans un dédale de rues derrière un taxi nous trouvons le garage, au fond une Dinalpine Renault, (photos 21-22) une vieille mini et une Mustang, bon monsieur nous rassure, il fait dans l'ancienne !! Pompe à  essence changée nous arrivons pile pour le départ Les épreuves de vitesse se font carrément sur une grande nationale interdite à  la circulation le temps de notre passage puis le bouquet final, l'apothéose de ce rallye "l'autoroute" Cent trente kms de voie d'autoroute fermée à  notre profit ! Imaginez en France une voie d'autoroute réservée à  une course automobile !!

Les véhicules de la voie inverse sont arrêtées et les gens nous applaudissent du terre plein central !! Pour ma part je surveille mes rétroviseurs afin de me caler au derrière des grosses américaines le temps d'une aspiration. L'aiguille du compteur tapote la butée de fin de course au chiffre 200, celle du compte tour rivalise au chiffre de 8000 , le temps d'être distancé et d'attendre la suivante !! L'accueil de l'arrivée finale dépasse celles des autres jours, il faut se frayer comme d'habitude un passage dans la foule afin de passer sous l'arche finale (photos 23-24-25-26) où les hôtesses nous attendent !!!! Premier de l'étape de ma catégorie, encore une fabuleuse journée Deux Français sur quatre à  l'arrivée, quatrième de ma catégorie, devant Pierre de Toisy au général, j'économise pour revenir l'année prochaine, en huit ans de rallye historique je n'ai jamais connu cela et pourtant je cours !!! Je serai au rallye du Var fin novembre !! Bon il me reste 2000 kms à  parcourir pour rentrer au port, vu l'état de l'auto cela va être aussi une performance !

Monsieur Gustavo Serrano Anza

Un vieux Monsieur Gustavo Anza me rencontre intrigué par ma nationalité Francaise ! "J'ai couru les premières éditions de cette course avec un Français Jean Behra" Stupéfaction de ma part, Jean Behra , bien que d'une autre génération ses articles dans le journal lva m'ont toujours impressionnés jusqu'au dernier . On me parle à  des milliers de kms de ce personnage synonyme de Monthléry oui mais ici de la Panaméricaine, je suis étonné Plus d'une heure avec ce Monsieur me parlant des Français dans cette course

En 1951 :
A la deuxième édition je me rappelle de Chirou sur une Delahaye et de Jean Trevoux sur une Packard qui termina cinquième. Incroyable mémoire !!!

En 1952 :
Jean Behra parmi Ascari, Ruttman, Bracco, Taruffi, Phill Hill, Chinetti
Le duel entre : Ferrari, Mercedes, Gordini, Jaguar, Lancia Et Cadillac, Oldsmobile, Lincoln, Chrysler, Hudson, Packard et Ford à  son volant mon interlocuteur ici présent 76 ans une mémoire d'éléphant ! 3 Français, Robert Manzon et Jean Behra sur Gordini et toujours Jean Trevoux sur une Packard La première étape Tuxtla-Oaxaca fut remportée par Jean Behra en 3h41 à 143km/h de moyenne devant une Ferrari, une Mercedes et une Lancia. Il gagna 5000 pesos ! Le ventilateur de Gustavo s'est décroché et a explosé la bonbonne d'eau, à ce stade du récit une deuxième tequila est commandé et mes poils de bras sont hérissés en attente, je n'en reviens pas !!! Malheureusement à la deuxième étape Jean Behra sort dans une courbe à  l'entrée d'un pont, j'ai les photos me dit il ! La Gordini est épave, comment s'en est il sorti pas d'arceaux ni de toit pas de ceinture, un simple casque gamelle. C'était très dur de passer à coté des voitures accidentées, nous savions que nous ne reverrions pas nos amis à  l'arrivée. Au vue des photos des voitures et du nombre de morts je comprends pourquoi la course a été stoppée définitivement jusqu'à  nos jours L'autre Gordini, il se souvient de tout le bougre une vraie encyclopédie !, a calé son moteur 50 m après le départ de cette deuxième étape Jean Trevoux toujours en course termina neuvième Villoresi gagna et toucha la prime du vainqueur 120 000 pesos !

En 1953 :
Vous êtes revenus en force vous les Français !! Me dit il l'impertinent !! Oui avec trois Gordini, une Osca et je me souviens une Talbot T26 GS Sur la Talbot Louis Rosier, un 6 cylindres en ligne, 620 kgs et 240 km/h Sur Gordini Jean Trevoux une 2,5 litres, Lucas en 2 litres Celle de Jean Behra était officiellement une 3 litres, en vérité une 3,3 litres je le sais il me l'a dit !!!!! Jean Behra n'était pas content car les flancs de sa voiture avait été ré haussé pour coller une publicité une marque d'huile ? "Motul".

Le prix pour le vainqueur avait été augmenté à  150 000 Pesos 5000 pesos pour le dixième, devinez qui ? notre Gustavo !! Jean Behra finit sixième de la première étape derrière moi et c'est pour cela qu'il s'en souvient notre Gustavo !! Une Gordini cassa son arbre de direction A la quatrième étape les moteurs français ont rendu l'âme et Jean Behra aurait eu un accident avant un pont dans une courbe, encore !!! ou le même ???

Je crois que les neurones de notre Gustavo s'embrouillent et la télévision locale reconnaissant son héros s'en empare Bonne chance, je m'éclipse tout ému , il reviendra me voir plus tard à  ma voiture où ces photos ont été prises. (Merci de les placer !)(photos 27-28)

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